(Bruxelles, 21 novembre 2001) Human Rights Watch a demandé aujourd'hui à l'Union européenne de soulever les principaux points de préoccupation en matière de droits humains, lors du second sommet annuel entre l'Union européenne et l'Inde qui se tiendra à New Delhi, les 23 et 24 novembre.
L'Ordonnance sur la Prévention du Terrorisme (POTO), actuellement débattue au parlement indien, donne à la police indienne des pouvoirs importants en matière d'arrestation et de détention. POTO a été fermement critiqué par des groupes de droits civiques, des universitaires, des juristes, des partis d'opposition, des médias et par la Commission Nationale des Droits Humains.
" Le moment est venu pour l'Union européenne de demander au gouvernement indien de rejeter cette Ordonnance et d'appuyer les individus et les groupes qui se battent pour les droits humains, dans un environnement national de plus en plus fragile et polarisé, " a indiqué Smita Narula, chercheuse à la Division Asie de Human Rights Watch.
Dans l'attente de ce sommet, plus de vingt membres du Parlement européen ont écrit aux Commissaires Pascal Lamy et Chris Patten en leur demandant d'utiliser ce sommet pour discuter de stratégies visant à éliminer la discrimination de castes dans la région.
" L'Union européenne devrait encourager le gouvernement indien à chercher coopération et assistance internationales dans ce combat pour l'élimination de la violence et de la discrimination basées sur la caste, a ajouté Smita Narula. " Les deux parties doivent partir des promesses qui ont été faites lors du sommet précédent et qui envisageaient de coordonner les efforts de promotion et de protection des droits humains. "
Human Rights Watch a aussi attiré l'attention sur les attaques contre les minorités religieuses dans le pays, alimentées par une poussée du nationalisme hindou, activement promu par l'actuel gouvernement. Les dernières évolutions au Cachemire sont également abordées dans les lettres adressées aux délégués européens.
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