(Washington, 26 février 2002) L'Agence américaine de renseignements (CIA) devrait rendre accessibles tous les dossiers relatifs à l'enlèvement et à la "disparition" du chef marocain de l'opposition, Mehdi Ben Barka, a déclaré aujourd'hui Human Rights Watch.
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L'échec de l'investigation menée pour identifier et punir les coupables ainsi que des rumeurs sur l'implication de services de renseignements étrangers continuent, aujourd'hui encore, à alimenter la controverse au Maroc.
En réponse à une demande faite en 1976 sur la base de l'Acte sur la Liberté d'Expression (en anglais : Freedom of Information Act ou FOIA), la CIA a admis être en possession de 1846 dossiers se rapportant à Ben Barka. Cependant, la CIA a refusé de divulguer ces dossiers, invoquant des considérations de sécurité nationale. La grande majorité de ces dossiers sont depuis lors restés secrets.
Cette affaire a connu un nouveau rebondissement, l'année dernière quand un retraité de la police secrète marocaine a déclaré à la presse que durant les années 1960, des agents de la CIA travaillaient au bureau de la police qui s'est chargé de la "disparition" de Ben Barka. L'ex-agent, Ahmed Boukhari, a réitéré cette allégation dans un livre publié ce mois-ci en France. Les Etats-Unis n'ont pas commenté cette déclaration.
La présente requête a été conjointement soumise par Human Rights Watch et l'Institut Ben Barka, une organisation française ayant pour mission de rassembler et préserver tout document par ou ayant trait à Mehdi Ben Barka.
La lettre adressée à la CIA par Human Rights Watch et l'Institut Ben Barka est accessible sur le site suivant : http://hrw.org/press/2002/02/foe_0226_ltr.htm
