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Lor a été un élément critique dans les abus
contre les droits humains perpétrés dans le Nord-Est de la RDC. Les crimes de
guerre, les crimes contre lhumanité et dautres graves abus contre les droits
humains ont été commis par des groupes armés cherchant à contrôler les mines
dor ou des postes frontière clefs du Congo. Alors que la communauté
internationale reconnaissait que lexploitation des ressources naturelles
jouait un rôle central dans lexacerbation du conflit, des mesures minimales
ont été prises pour mettre un terme à cette situation. La poursuite des combats
dans lEst du Congo a très crument rappelé la fragilité du processus de paix.
Léchec est assuré si lattention ne se porte pas sur les causes sous-jacentes
du conflit et si des tentatives sérieuses ne sont pas lancées pour briser le
lien entre conflit et extraction des ressources naturelles. Le réengagement
des compagnies multinationales a besoin de promouvoir la paix et le respect des
droits humains, non pas duvrer contre ces principes. Le gouvernement de la
RDC, ses voisins, les Nations unies, les bailleurs internationaux et le secteur
privé ont besoin de travailler ensemble pour stopper le commerce illégal de
lor de contrebande et des autres ressources. En collaborant, ils ont besoin de
veiller à ce quaucun soutien de quelque sorte que ce soit ne soit apporté à
des groupes armés responsables de graves crimes contre les droits humains. Les
citoyens congolais méritent de bénéficier des richesses de leur pays, non pas
de les subir comme un fléau.